Test : Death Stranding (PS4)

Test : Death Stranding (PS4)

28 novembre 2019 1 Par Papiche

Death Stranding

Sortie : 8 novembre 2019

Genre : Action

Développeur : Kojima Productions

Editeur : Sony Interactive Entertainment

Distributeur : Playstation France

 

 

 

 

 

 

 

INFOS

Death Stranding est un jeu d’action dans lequel la mort fait partie intégrante du gameplay. La mort est un des thèmes principaux, et les développeurs ont fait en sorte que les joueurs ne la voient pas comme une fin. L’histoire s’annonce sombre dans cet univers futuriste et fantastique.

 

LE TEST

Après 60 h de jeu, le moment est venu de vous parler de Death Stranding. L’OVNI crée par Hideo Kojima et ses équipes de Kojima Productions, est en quelque sorte le genre de jeu pour lequel il est très compliqué de donner un avis. Totalement décalée des jeux dont on a l’habitude de jouer, la nouvelle licence du visionnaire japonais ne m’a pas laissé de marbre.

Dans ce test, j’ai choisi de ne pas vous parler de l’histoire en détail, car elle fait office de pilier central à mes yeux. Comme le jeu le décrit, la mort fait partie intégrante du synopsis, vous allez la côtoyer tout au long de votre aventure. On retrouve une écriture soignée, avec une maîtrise du sujet impressionnante ! Attention tout de même ! Pour comprendre Death Stranding, il faut être avant tout un passionné, aimer le cinéma, aimer la science-fiction, faire preuve de patience et ne surtout pas abandonner même si cela vous semble compliquer. Une fois fini, vous aurez toujours quelques zones d’ombre, des choses qui resteront sans réponses. Mais avec du recul et de l’échange avec d’autres joueurs, votre vision sera plus éclairée. C’est en cela pour moi ce qui fait la force de ce jeu. Ouvrir le dialogue, les suppositions, les théories qui renforcent une chose : les liens. On peut ne pas aimer Kojima ou bien le vénérer, ses jeux transportent par leurs écritures. Comment un homme est-il capable de concevoir un tel univers ? L’ego est peut-être surdimensionné, mais le talent lui est bien présent.

Parlons plus en détail du gameplay, très proche d’un Metal Gear Solid dans les déplacements et les animations. Oui, Death Stranding est un jeu de livraison de colis. Vous me direz, comment passer 60 h sur ce style de jeu sans s’ennuyer. C’est là toute la force du jeu ! Il y a certes transport de colis, mais ne croyez pas que votre parcours sera sans embûche. Quand vous incarnez Sam Porter (le héros du jeu), énormément de paramètres sont pris en compte. Le poids que vous portez, l’endurance physique, la durabilité de votre équipement, la météo, etc. Au début de chaque commande, vous passerez d’abord par une étape de préparation. Si vous êtes dans votre chambre privée, libre à vous de prendre une douche, faire une petite ou grosse commission, manger ou bien faire l’imbécile devant un miroir. Ensuite, préparer divers accessoires qui vous permettront de faciliter vos déplacements par exemple des échelles, des ancres afin de descendre quelques endroits en hauteur, des transporteurs, des sprays réparateurs de cargaisons et tant d’autres. Vous pouvez aussi créer des armes létales ou non afin de vous défendre des ennemies que vous croiserez en route. Tout cela en faisant bien attention de ne pas augmenter votre charge afin de ne pas perdre l’équilibre ! C’est vous qui maîtrisez le corps de Sam, grâce aux deux gâchettes de la DualShock qui vous permette de vous tenir droit lorsque vos colis penchent d’un côté ou de l’autre. Escalader les hauteurs enneigées, les sols pluvieux et les zones d’eaux n’est pas si simple.

Le monde de Death Stranding est vide. Aucun animal ne fera son apparition, mais la nature n’en reste pas moins magnifique. C’est le gros point fort avec ses musiques, cette sensation de grandeur, ces paysages à couper le souffle avec une distance d’affichage de qualité et une ambiance sonore somptueuse. Pour ma part l’échelle entre les personnages et les décors est parfaite. Pendant vos ballades, une musique peut parfois s’enclencher et la magie opère immédiatement. C’est la découverte du groupe Low roar qui nous transporte avec ces œuvres. En ce qui concerne les différents ennemies du jeu, les Echoués sont pour moi une réussite. Le fait de devoir être très prudent dans vos déplacements malgré votre charge fut pour moi une très bonne expérience. Je ne me suis pas fait une seule fois fait happé par ceux-ci de tout le jeu, mais d’après ce que l’on m’en a dit, le game-over n’existe pas et laisse place à une « néantisation » (un cratère se forme a l’endroit ou vous sombrez). Pour ce qui est des Mules et des terroristes, les courses poursuites sont intéressantes, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus scotché. Le gros point négatif, c’est les boss ! Ils n’ont aucun intérêt et ils sont ratés, aucune difficulté, ça ne fonctionne pas. Le jeu comporte un multijoueur centré sur l’entraide entre les joueurs. Certaines de vos constructions se retrouveront sur la partie d’un autre joueur, celui-ci pourra alors vous donner des likes et ainsi votre niveau augmentera.

L’autre grande force de Death Stranding, c’est son casting. Les acteurs choisis sont tous au top de leurs performances. Norman Reedus, Mads Mikkelsen, Troy Baker, Léa Seydoux, Tommie Earl Jenkins et les autres nous offrent une belle performance de motion-capture. Les personnages de Higgs et Die-Hardman nous livrent des scènes très marquantes. Mention à Tommie Earl Jenkins qui nous donne des frissons lors d’une cinématique très proche de la fin du jeu. Je me suis aussi beaucoup attaché au personnage de Guillermo Del Toro, qui est fascinant dans son attitude. Je ne suis pas particulièrement fan de Léa Seydoux, mais sa prestation est très réussie.

Je pourrai vous parler de ce jeu pendant des heures et vous écrire un test bien plus gros. Mais je préfère rester sur un format plus compact, qui permet de vous dévoiler mon ressenti de façon efficace sans trop en dire. Vous l’aurez compris, j’ai aimé Death Stranding, j’ai adoré toutes ces heures de jeu en compagnie des antagonistes. Une suite ? Pourquoi pas. Je tiens tout de même à préciser qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Certains y verront un chef d’œuvre, d’autres le décriront comme un jeu sans intérêt. C’est une œuvre qui fait parler encore à l’heure ou j’écris ces lignes, et nul doute qu’il fera encore couler beaucoup d’encre. Mais grâce à une œuvre comme celle-ci, le jeu vidéo montre à quel point c’est un art dans notre société. Et au fonds, est-ce que ce Death Stranding n’aurait pas réussi dans un sens son objectif ? Apporter une certaine fraîcheur dans le domaine, alimenter le dialogue, aborder des thèmes actuels et donc nous lier même si parfois le désaccord règne ?

Ou se le procurer :

Death Stranding ici

Death Stranding Special Edition ici

Death Stranding Collector Edition ici

Papiche

 

 

 

 

 

 

  • Scénario
  • Gameplay
  • Graphisme
  • Bande-son
4.5

Les notes

Les points forts :

  • Ambiance, univers envoutant
  • Durée de vie
  • Casting
  • Gameplay complet
  • Musique
  • Histoire

 

Les points faibles :

  • Les menus, la carte parfois illisible
  • Gameplay des véhicules
  • Les boss