Test : Metro Exodus (PS4)

Test : Metro Exodus (PS4)

24 février 2019 0 Par Papiche

C’est le 15 février 2019 que le troisième jeu vidéo adapté de l’oeuvre littéraire à succès « Metro » débarque sur nos consoles de salon. Développé par Deep Silver et distribué par Koch Media France, ce nouvel épisode avait fait forte impression lors de sa toute première présentation à l’E3 2017. Ce triple A sera-t-il à la hauteur des attentes des joueurs ? La réponse dans notre test.

 

Un FPS narratif sublime

Après une cinématique  d’intro de très bonne qualité, nous rappelant le contexte des précédents épisodes, nous prenons les commandes du héros du jeu, Artyom. Dès le début, on peut ressentir une atmosphère pesante. Le monde à l’extérieur n’est que ruine et désolation. Au départ du jeu, les séquences de gameplay sont entrecoupées de dialogue en tout genre car les Metro se veulent très narratifs. Les personnages se doivent de s’exprimer afin de nous raconter une grande histoire.

Concernant ces mêmes personnages, certains sont beaucoup plus marquant que d’autres. Le colonel Melkin en fait parti de part son caractère carré et prévoyant, type d’autorité militaire. En contrepartie, Anna, elle, déçoit beaucoup par son côté trop pacifique. Elle est peu expressive et son doublage français n’y aide vraiment pas.

Revenons un peu plus sur les graphismes du jeu, car il y a des choses à dire à ce sujet. Les précédents épisodes se voulant plus fermés à l’intérieur du métro, ce volet a pour particularité de vouloir se consacrer sur l’extérieur. Dès la première sortie, l’effet carte postal est direct. Des ruines s’étendent à des kilomètres sous la neige. Les ruines de Moscou ne sont pas les seules panoramas que vous pouvez observer. La Volga, la Caspienne ainsi que la Talga sont aussi de très beau lieux a explorer. On les découvre au fil des saisons, accompagnées d’un système météorologique en temps réel. Notons la forte inspiration de la Caspienne avec ses rappels au film Mad Max. Alors oui, le jeu est sûrement à ce jour l’un des plus beau FPS jamais créé mais, on notera tout de même quelques endroits moins séduisants. Parfois des effets de « clipping » sont à noter ou bien des textures un peu en dessous du reste, mais cela reste tout de même assez rare.

 

La survie dans un monde terrifiant 

Metro Exodus est un FPS ultra narratif mais son ambiance instaure un mécanisme de « survival-horror ». Comme dit précédemment, le monde extérieur est détruit par les radiations nucléaires. De ce fait, des créatures ont fait leur apparition. Vous pouvez vous dire qu’être dans un espace beaucoup plus grand aiderait à votre survie : c’est FAUX. Vous n’êtes pas à l’abri d’être surpris par une bête voulant vous dévorer, et sachez que le bestiaire est complet.

Vous pouvez trouver dans ce monde des hurleurs, mutants les plus répandus dans la Russie post- apocalyptique ou bien, des démons, créatures ailées à tête de chauves-souris. Gros point fort du côté des Humanimals, qui nous font beaucoup penser à des humains zombifiés. Attention, ils se déplacent souvent en meute à la manière de Gollum (4 pattes). Bien évidemment, vous rencontrerez d’autres espèces, des marines ou gros insectes ne supportant pas la lumière de votre lampe torche.

Affronter tous ces ennemies ne sera pas chose facile. Le jeu est très frustrant au niveau des munitions que vous devez créer vous même ! L’intérêt de la survie est donc encore plus accentué, les crises de panique seront bien présentes lorsqu’une meute vous coursera. Notons la customisation de vos armes. On apprécie le fait de pouvoir changer par exemple de viseur à n’importe quel moment du jeu. Ce Metro vous apprendra une fois de plus que l’homme est l’ennemi dont il faut le plus se méfier.

 

Ou se procurer le jeu :

Metro Exodus ici

Metro Exodus Edition Limitée Aurora ici

  • Scénario
  • Graphisme
  • Gameplay
  • Bande-son
3.5

Résumé

Pour résumer, Metro Exodus est un magnifique FPS narratif. Son aspect survival-horror apporte un peu de fraicheur dans le domaine. Avec tout les Battle-royal qui sortent de nos jours, il prouve que les jeux de tirs à la première personne avec une campagne solo peuvent encore tenir la route. Proposant des graphismes à en faire pâlir plus d’un, vous prendrez beaucoup de plaisir à parcourir cette Russie dévastée. Certes, il comporte quelques petits bug de temps en temps mais, ils n’entachent pas la jouabilité du jeu.

Nous ne nous sommes pas attardés plus en détails sur le scénario du jeu afin d’éviter tout « spoils » concernant le titre. Vous l’aurez compris il n’en reste pas moins un atout majeur du jeu !

Points forts :

  • Graphismes et petits détails présents,
  • Histoire prenante,
  • L’aspect survie,
  • Durée de vie,
  • Le bestiaire.

 

Points faibles :

  • Voix françaises pas exceptionnelles,
  • Temps de chargement parfois long,
  • Personnage un peu lourd,
  • Mixage audio (hors casque),
  • Absence de démembrement.