Test : Resident Evil 2 Remake (PS4)

Test : Resident Evil 2 Remake (PS4)

18 février 2019 0 Par Harley_JB2

Prélude

Tout commence en 1998. Je me souviens encore le visage de ma mère en voyant la jaquette de ce nouveau jeu fraichement acheté avec mes économies. Bon oui j’avais onze ans, mais à l’époque la norme PEGI n’était pas très visible. Enfin bref, en cette année, je commençais l’aventure après avoir terminé Resident Evil premier du nom.

Je ne saurais dire ce qui m’a plu dans ce jeu. Le fait d’avoir deux scénarios qui différaient en fonction de l’ordre dans lequel on les faisait ? Ou bien les lickers ? Ce qui est sûr, c’est que Resident Evil 2 fait parti de mes jeux préférés ( le trois restant mon favoris ! ). Les années passent et nous voilà déjà à Resident Evil 7. La licence a pas mal divisé entre les anciens qui demandent les retours des caméras fixes, et les nouveaux fans qui idolâtrent les nouveaux Resident Evil basés sur l’action. Alors forcément, quand Capcom annonce le développement du remake de RE2, imaginez-vous dans quel état nous nous sommes mis. 

Nous l’avons attendu, découvert des images, des infos, mais rien n’est sorti. Par choix, j’avais décidé de ne rien lire, voir ou entendre sur cette sortie. Déjà, pour ne pas me spoiler, mais aussi pour ne pas me faire de fausses joies. 

La sortie du jeu

Le 24 janvier 2019, le collector est arrivé à la maison. Nous allons pouvoir y jouer. Enfin je vais savoir si je valide ou pas ce remake. Ouverture de la boîte et voici un collector dont je suis assez fière d’avoir en ma possession. Voici une liste de son contenu : 

  • L’édition prestige du jeu (avec les DLC),
  • Un pin’s du logo de Claire Redfield,
  • Les clefs du commissariat (dans sa boite),
  • La carte du commissariat,
  • Le CD de l’OST de Resident Evil 2 remake,
  • Un art book,
  • Une statuette en résine de Leon S Kennedy.

Le tout au tarif de 250 €. Vu le prix des figurines en général sur le marché et de la version deluxe du jeu, j’ai envie de dire qu’on s’y retrouve. Vous pouviez aussi l’avoir pour 199€ lors d’une promo. L’unboxing étant fait, l’installation du jeu finalisée, allons-y !

L’avis de Harley (risque de spoil)

On commence avec une première nouveauté. Le jeu commence dans une station-service après une cinématique qui nous explique comment « le » camion bélier arrive en ville. Petit passage rapide dans une station-service sombre et glauque. Rapidement, nos deux héros se rencontrent enfin avec la fameuse phrase : « Wait ! Don’t shoot ! ». Ça démarre fort les souvenirs refont surface ! À cette instant, je me suis dit que Capcom commençait bien, ils nous amenait de la nouveauté, de la fraîcheur tout en laissant quelques petites traits qui nous ont marqués lors de nos anciennes parties. 

Tout s’enchaîne. En ce qui me concerne, j’ai commencé par Leon. Je ne cache pas ma légère déception en voyant qu’on arrivait rapidement au commissariat. Où est l’armurerie ? Les bouts de la ville ? On ouvre les portes du commissariat et soudainement la magie opère. Le commissariat est juste grandiose. J’avais déjà fait la démo, de ce fait, les trente premières minutes m’ont sembles longues car déjà vues.

Si on résume un peu. Nous avons des graphismes magnifiques (ce qui est normal après tout, nous ne sommes plus dans les années 90). Nous avons des petits clins d’œil du jeu original sur un fond de nouveautés. Mais il manque quelque chose…

Les musiques

Gros point négatif Capcom, je peux comprendre que jouer sur des portes qui grincent, des bruits d’extérieur et le souffle du vent va nous faire peur, mais soyons honnêtes, les OST de notre ancien Resident Evil 2 étaient juste au top et assez glauque pour nous donner des frissons (une pensée à la musique du boss de fin avec la madame Castafiore). Par chance, ayant la version Deluxe du jeu l’OST de l’original était inclus. Mais malheureusement pour ceux qui ont la version basique il faudra passer par la case payante. C’est clairement de l’abus de la part de l’éditeur !

Le bestiaire / les personnages

Certains ont disparu comme les araignées qui nous empoisonnaient ou la mite géante du laboratoire, mais d’autres sont toujours présents. Je ne vais pas tous les citer, mais ce qui m’a le plus choquée et en toute honnêteté, c’est le premier licker.
En 98, on arrivait dans un couloir accompagné d’un goutte-à-goutte pour l’ambiance. Une cutscene se déclenchait nous montrant la superbe créature prête à bondir. Dans le remake rien de tout ça, juste un croisement dans le couloir et une lettre. Celle-ci nous informe qu’ils sont aveugles et surtout faire preuve de discrétion dans nos pas pour ne pas se faire repérer.

Grosse déception car je voulais absolument voir une cinématique avec la puissance de nos consoles actuelles.

                                                                              

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons aussi des zombies bien plus résistants. Si avant on pouvait les tuer au bout de trois balles dans le genou et les achever au couteau, ce n’est plus si simple maintenant. Malgré les tirs à la tête, ils restent assez robustes. La méthode dite précédemment fonctionne à la différence du couteau qui s’abîme et se brise. Les munitions sont de ce fait encore plus précieuses dans cet opus que dans l’ancien. Avant si un mort vous agrippait, vous pouviez lui écraser la tête d’un coup de botte, ici c’est finit.

Il est impossible de finir cet avis sans parler de Mr X alias le tyran. Il se colle à vous tel un chewing-gum sous la chaussure et lui aussi divise pas mal. Certains sont heureux de le voir aussi collant, d’autres le trouvent trop « casse-pied ». Personnellement, je suis entre les deux.

Il est très présent mais lent dans ces déplacements. Il est donc très facile de l’éviter. D’ailleurs au passage, n’user pas vos munitions dessus c’est inutile, sauf pour tirer sur son chapeau afin de décrocher un trophée. 

Passons aux Birkin. Si Annette ressemble beaucoup à Marguerite Baker en plus jeune, j’ai été très déçue en voyant Sherry. Sérieusement, ne pouvait-on pas lui faire un visage plus mignon ? Plus agréable ?
Quant à William Birkin, j’en suis assez satisfaite mais je reste déçue sur les révélations de sa transformation. On apprend ce qu’il s’est passé via des cassettes vidéo extraites de la caméra des soldats. Aucune cinématique, j’aurai plutôt apprécié ce format pour décrire les événements !

Résumé des points forts et faibles

Les points forts :

  • Des graphismes au top,
  • Une ambiance glauque et sombre,
  • Leon et Claire ont subi un super lifting,
  • Des zombies plus robustes,
  • Mr X « amoureux » et fidèle,
  • De nouveaux lieux. 

Les points faibles :

  • Absence de musique, 
  • Absence de certaines scènes cultes,
  • Impossible de se défendre sans armes secondaires,
  • Beaucoup d’incohérences entre le scenario et le BIS,
  • Leon et Claire ne se croisent quasiment pas.

En conclusion

Resident Evil 2 remake a réussi son défi. Plaire à une grande partie de la communauté des anciens et donner envie aux plus jeunes de découvrir cette licence qui commençait à perdre de son charisme. Je ne suis pas totalement conquise sur certains details, mais j’ai pris du plaisir à y jouer..

Harley_JB2