Test: Those Who Remain (PS4)

Test: Those Who Remain (PS4)

7 juin 2020 1 Par Harley_JB2

Camel 101 nous offre aujourd’hui un jeu horrifique qui contrairement à beaucoup ne joue pas sur des screamer à outrance, mais plutôt sur une ambiance glauque et psychologiquement tendue.

Vous jouez Edward, un homme troublé qui vient rendre visite à (je pense) sa maîtresse. Rapidement, tout part en vrille et l’on vous vole votre voiture. Tandis que vous courrez après, vous vous dirigez vers Dormont, une ville qui vous l’apprendra plus tard est encore plus perdue que vous.

Condamner est de l’homme, pardonner est divin.
Citation de Alexander Pope

« Restez dans la lumière »

Voilà ce qu’une petite voix vous conseille. Vous vous doutez que la première chose que j’ai faite c’est d’aller voir les petites lumières bleues dans le noir. Je me suis vite rendu compte que c’était des gens et je suis morte.

Restez dans la lumière

Une bonne partie du jeu va se jouer là dessus. Vous allez explorer des maisons, des locaux et autres scènes mythiques des jeux d’horreur, mais attention à toujours appuyer sur l’interrupteur de la pièce pour allumer sinon c’est la mort assurée.

C’est ce qui est à mon sens le plus angoissant au début du jeu. « Est-ce que je suis assez proche de l’interrupteur ? Est-ce que je ne suis pas trop près des yeux bleus ? » Bref, méfiez-vous des distances.

Le juge et le bourreau.

Au fur et à mesure du jeu, vous allez vite comprendre que la mort de la petite Annika est le cœur de la perdition de Dormont. Et devinez qui va devoir juger les coupables. Vous, bien évidemment. Plus vous allez fouiller les placards, tiroirs et salles dans le jeu, plus vous allez trouver des indices sur les coupables pour mieux comprendre leurs gestes, viendra ensuite la décision « pardonner ou condamner ».

En ce qui me concerne, j’ai jugé et condamné tout le monde. Mais en trois parties vous pouvez platiner le jeu, car il va falloir une partie où vous condamnez tout le monde, une ou vous pardonnerez et pour l’autre être plus mitigée.

 

Juger ne vous donnera pas tout les droits

Du déjà vu chez les ennemis.

Hormis le peuple de la nuit qui vous agresse dès que vous êtes dans la nuit, il y a deux autres monstres qui malheureusement sont du déjà vu et très facilement « esquivable ». Nous avons le monstre lors des phases d’infiltration qui va vous courir après s’il vous voit et qui peut bien vous faire rager si vous n’êtes pas le pro de la discrétion. Et vous avez cette femme qui va vous angoisser dans les longs couloirs, car il faudra trouver la bonne porte ou le bon chemin pour l’éviter.

 

 

Une conclusion bien amenée.

Si durant tout le jeu on se demande pourquoi la ville est comme ça et pourquoi nous devons juger ces gens, la fin nous ouvre les yeux sur le deuil d’un proche, sur le harcèlement et sur la dépression. Trois sujets bien amenés dans l’histoire que l’ont peut comprendre seulement en avançant dans le jeu. Au final, lorsque le générique arrive on se met à réfléchir. Ai-je eu raison de tous les condamner ? Est-ce que j’aurais dû prendre en compte leur passé ? Bref comme quoi prendre des décisions c’est pas toujours facile même dans un jeu.

 

Une musique peut captivante et quelques bugs.

La musique ne m’a pas marqué plus que ça, sauf dans certains passages angoissants, c’est assez dommage et je l’ai même trouvé très répétitive. J’ai aussi quelques bugs qui fort heureusement étaient à côté d’un checkpoint et m’a évité de recommencer au tout début de l’épreuve. C’est d’ailleurs, un autre point noir, les checkpoints sont assez espacés donc il n’est pas rare quand vous passez une épreuve compliquée de devoir la recommencer si vous mourrez avant le prochain checkpoint.

De l’horreur mais pas que !

Those who remain n’est pas qu’un jeu d’horreur. Les screameur sont assez rares, les créateurs ont plus misé sur une ambiance glauque et malaisante, mais ils ont aussi voulu jouer avec nos nerfs en nous proposant bon nombre d’énigmes parfois tirées par les cheveux, mais qui font leur effet.

Le fait de devoir jongler entre le monde de la nuit et une réalité parallèles pour dénouer les nœuds des énigmes est un gros plus.

L’avis d’Harley

Ce n’est pas mon premier jeu d’horreur et sûrement pas mon dernier. Après cinq heures de jeu (lorsque vous connaissez le jeu vous pouvez le finir en trois heures) je peux vous dire qu’il m’a tenue en haleine, car même si certains passages son relativement calme, les énigmes que vous allez devoir résoudre vous évitent l’ennuie et rassurez vous, les ténèbres savent quand vous mettre un coup de pression dans le jeu. On est jamais tranquille.

 

Les plus :

  • Des choix qui influencent votre fin
  • L’angoisse de la nuit bien présente
  • Les énigmes diverses et variées

Les moins :

  • Musique peu marquante et répétitive
  • Quelques bugs (traverser le sol au moment d’entrer dans le supermarché)
  • Des monstres angoissants mais trop simple à esquiver pour ceux qui gèrent ce genre de jeu.

 

à bientot

Harley_JB2