Test : Zanki Zero Last Begining

Test : Zanki Zero Last Begining

14 juin 2019 0 Par Dark Sal0cin

Le jeu Zanki Zero Last Begining est sorti le 9 avril 2019 en occident.

Le jeu est développé et édité par Spike Chunsoft à qui l’ont doit notamment la série des Danganronpa.

A noter que Spike Chunsoft c’est aussi la fusion entre Spike à qui l’on doit beaucoup de jeux Dragon Ball et Chunsoft à qui l’on doit des titres tels que les cinq premiers Dragon Quest ou bien encore Pokemon Donjon Mystère.

Pour résumer simplement les choses, Zanki Zero c’est un mélange entre un Visual Novel, un Dungeon Crawler et un style survie : Ouais ça fait un sacré mélange !

 

 

Déjà, première chose à faire remarquer, c’est que malgré son portage en occident le jeu ne bénéficie que de la langue anglaise. Malheureusement, c’est assez compréhensible étant donné que ce jeu ne s’adresse qu’à une petite niche de joueurs et que celui-ci peinera véritablement à trouver son public.

Outre cette barrière de la langue, j’ai donc effectué environ sept à huit heures de jeu sur celui-ci afin de vous donner mes premières impressions.

Sans trop en dévoiler sur l’intrigue, je vais quand même vous expliquer un peu le synopsis de base et vous montrer que malgré tout, ce jeu a un scénario vraiment très bon.

On débute donc le jeu par le réveil de notre héros Haruto Higurashi sur une île qui semble déserte. Au loin, une silhouette de jeune fille semble nous inciter à la suivre jusqu’à un garage où se trouve une étrange borne d’arcade ornée d’un titre tout aussi mystérieux : Extend Machine.

D’ailleurs au passage, il est à noter le style du jeu qui ne nous permet pas de nous déplacer avec les joysticks mais uniquement avec la croix directionnelle de la manette histoire de bien coller au côté Dungeon Crawler.

On a ensuite droit à un flashback et nous retrouvons notre héros cette fois-ci non pas sur une plage paradisiaque mais sur un toit alors qu’il s’apprête à se suicider. « Super ambiance… »

Ensuite, notre héros se réveille au milieu du garage entouré de 6 autres jeunes adultes et d’une gamine à l’apparence étrangement familière. Le temps pour nos protagonistes de se présenter rapidement et de constater que personne ne sait comment chacun a atterri sur cette île.

On a ensuite droit au côté glauque et assez flippant de l’histoire avec une télé qui s’allume et qui d’ailleurs s’allumera tout au long de l’histoire. On voit donc apparaître deux mascottes : Sho Terashima, un jeune garçon qui a raté le casting de Vault Boy de Fallout et Mirai, une brebis doublée par une voix qui m’a semblé très vite familière et normal puisque celle-ci est doublée par Masako Nozawa (la voix japonaise de Son Goku, rien que ça).

Les deux mascottes expliquent que le monde est détruit, qu’il a été recouvert par l’océan, qu’il ne reste plus que nos 8 héros en vie sur Terre et qu’il serait quand même super d’essayer de sauver l’humanité.

Et du coup, on va commencer par construire des toilettes ! Bah ouais je vous ai dit qu’il y avait un côté survie dans le jeu et le but sera de développer notre base au maximum. On devra collecter de la nourriture, s’assurer que les personnages ne manquent pas d’eau et récolter assez de matériaux pour ajouter des installations sur l’île. À terme, notre groupe sera en mesure de cuisiner et de fabriquer de quoi se défendre.

Il faudra également faire attention à sa jauge d’énergie qui diminuera au fur et à mesure de nos déplacements. On pourra faire baisser le stress en dormant, en buvant ou encore en mangeant nos plats préférés tandis qu’il suffira d’aller faire un tour au petit coin pour vider sa vessie. Évidemment, si vous oubliez de prendre en compte ces besoins, votre héros pourrait en mourir.

 

 

On apprendra ensuite que nous contrôlons des clônes, condamnés à mourir tous les 13 jours et nous passerons systématiquement du stade d’enfant, d’adulte, de quarantenaire puis de senior tout au long du jeu.

Une fois mort, il ne restera plus de votre clône qu’une X-key. En gros c’est une clé USB greffée au nombril qui contient la conscience et les souvenirs des personnages.

Et pour faire revenir à la vie les membres de votre équipe, il faudra d’abord revenir à votre base. Et à la fameuse borne d’arcade vu au début du jeu : l’Extend Machine. On place la xkey du perso mort, et les voilà revenus à la vie, certes sous l’apparence d’un enfant, mais bien plus puissants et résistants qu’auparavant.

En fait, à chaque mort, une résistance supplémentaire est octroyée au personnage et en rapport à sa mort généralement. En gros si vous êtes mort suite à une attaque de feu et bien vous serez plus résistant au feu une fois revenu à la vie.

Bon au terme des combats vous gagnez aussi des points d’expérience et pouvez débloquer des compétences diverses et variées.

Au niveau des combats, ils sont en temps réels et il faudra s’approcher de l’ennemi pour le frapper puis attendre la fin d’un compte à rebours de 10 secondes pour donner des coups supplémentaires. Le truc c’est qu’au bout d’un moment, on se rend compte que les combats ne sont pas vraiment exaltants dans ce jeu.

D’ailleurs, il est à noter que notre version occidentale dispose de plusieurs niveaux de difficulté dont le plus bas qui supprime totalement les combats aléatoires et le côté survie. On ne fait que découvrir le côté scénario.

Et côté scénario, plus on avancera avec nos 8 protagonistes et plus on se rendra compte que chaque donjon est lié au passé d’un de nos personnages. Leurs passés font clairement références à des sujets très matures et graves tels que l’inceste, l’adultère voire la pédophilie. Par ailleurs, chaque personnage est relié à un des sept péchés capitaux plus le péché originel.

On finit par s’attacher à nos 8 compagnons, à force de les voir naître, vieillir et mourir en boucle. D’ailleurs les animations, le chara design et le doublage japonais est vraiment très très bon.

 

 

Ce qu’il faut en retenir :

  • Un scénario mature et crédible, bien écrit avec une vraie profondeur.
  • L’aspect survie est réussi avec la possibilité de l’adapter grâce aux options de difficultés.
  • Le côté clône et le renforcement suite aux morts est vraiment sympa.
  • Superbe direction artistique et des personnages vraiment attachants.

En revanche…….

  • Des combats en temps réels très limités,
  • L’interface des menus compliquée,
  • Malheureusement, uniquement en anglais ce qui réduit l’accessibilité pour certains.